manger bio

Manger bio, c’est quitter le monde de la production agricole conventionnelle et adopter une autre façon de se nourrir, plus en conscience. C’est choisir de préserver, par un acte quotidien nécessaire, les ressources de la planète tout autant que la santé de la terre et celle des humains.

  • Manger bio, c’est varié 

L’alimentation bio fait preuve d’originalité. L’agriculture bio favorisant les variétés locales et rustiques, elle propose à notre curiosité des fruits et des légumes oubliés (panais, rutabaga, topinambour…), des céréales et des légumineuses (épeautre, millet, lentilles blondes…) disparues du monde du « manger conventionnel ». Elle favorise aussi la découverte du monde végétarien (algues, graines germées, tofu, tonyu et autres dérivés du soja, lait d’amande et de riz…) couramment proposés dans les magasins d’alimentation bio. Et qui sait, elle développera peut-être chez certain le goût d’une cuisine plus imaginative ?

  • Manger bio , c’est bon pour la terre  ?

Le sol est vivant et fragile. Il contient déjà tout ce qu’il lui faut de petits organismes pour favoriser sa vitalité. L’homme peut l’aider à entretenir ce tissu d’acteurs minuscules et qualifiés en le fertilisant avec des matières organiques transformées et naturelles (voir la fiche sur le site des colibris  « Pratiquer l’agriculture biologique » ).

L’agriculture biologique redonne à chaque plante et chaque insecte sa place et son rôle (aérer la terre, limiter la prolifération d’insectes nuisibles, assister la reproduction des végétaux…). De plus, en sélectionnant les semences et les animaux les mieux adaptés à un terroir particulier, en organisant la rotation des terres, la pratique de la jachère et en favorisant les cultures associées, elle préserve la variété des espèces et des races.

  • Le bio , zéro défauts ? 

L’agriculture bio émet, elle aussi, des gaz à effet de serre et génère donc de la pollution. L’empreinte écologique nulle n’existe pas. Mais il y a bio et bio. Ainsi, un agriculteur utilisant un intrant local (compost) plutôt qu’un guano importé d’Amérique du Sud poursuit une démarche plus respectueuse de l’environnement.
De même, on peut s’interroger sur l’éthique de production et de commercialisation des aliments bio vendus dans les grandes surfaces. Celles-ci reproduisent en effet en agriculture bio le schéma productiviste dominant (monocultures « industrielles », cultures réservées à l’exportation, pour celles provenant des pays du Sud, employant peu de main d’œuvre et finissant par fatiguer les sols, prix tirés vers le bas).
Enfin, le bilan écologique d’un aliment, ce n’est pas seulement son mode de production, ce sont aussi les coûts énergétiques de sa transformation et de sa conservation, l’emballage, le transport. C’est donc à chacun, dans son acte d’achat, même bio, de s’interroger et d’agir en conséquence : acheter des produits plutôt en vrac (afin de limiter les emballages) ; des fruits et légumes de saison et locaux (manger plutôt en janvier des épinards français que des haricots verts bio arrivés par avion du Kenya), préparer une salade de produits frais plutôt qu’un plat surgelé (la congélation étant un mode de transformation et de conservation très énergivore)…
Plus qu’une agriculture biologique normative, peut-être peut-on souhaiter la généralisation d’une agroécologie, pratique éthique qui refuse le gaspillage des ressources végétales et animales et l’exploitation des paysans du tiers-monde, et qui prône l’équilibre, local et global, dans le respect de l’Humain et de la Nature.

  • Manger bio , c’est plus cher ? 

C’est vrai, les aliments bio sont plus chers que ceux issus de l’agriculture conventionnelle (jusqu’à 50 % de plus, pour les produits transformés). Ces prix plus élevés s’expliquent notamment par des coûts de production plus importants qu’en agriculture conventionnelle : besoins en main d’œuvre de 20% à 30% supérieurs à ceux de l’agriculture conventionnelle pour un rendement à l’hectare inférieur, produits de traitement, frais de transformation et de distribution spécifiques plus coûteux, contrôles et certifications onéreux, pertes importantes (les fruits et légumes bio sont plus fragiles que leurs acolytes conventionnels), subventions inférieures de 20 % environ à celles de l’agriculture conventionnelle, ou encore rareté de ce mode de production.

Si cela coince du côté du porte-monnaie, quelques changements dans les habitudes alimentaires peuvent atténuer, voire annuler, ce surcoût :
• Remplacer les protéines animales par des protéines végétales, d’aussi bonne qualité et moins chères ;
• Favoriser les aliments de saison, moins chers aussi ;
• Privilégier les circuits courts, en s’adressant à des fournisseurs locaux spécialisés en alimentation bio pour éviter trop d’intermédiaires ;
• Acheter les justes quantités (selon une étude de l’Ademe en 2007, en moyenne 7 kg d’aliments sont jetés par an et par habitant) ;
• Utiliser des céréales complètes plus nourrissantes.

  • Identifier les produits  bio  

Chaque pays à sa conception de l’agriculture biologique, soumise à des certifications et des règlements différents.La mention « bio » ou « issu de l’agriculture biologique » sur un produit alimentaire garantit le respect de la réglementation (soit une démarche de prise en compte de la santé et de l’environnement selon des règles d’hygiène et de sécurité spécifiques, du champ à la préparation de l’aliment).En France, les logos « AB » (pour Agriculture Biologique) et le logo européen (un épis de blé cerclé de douze étoiles), facultatifs, sont les plus courants. A partir de juillet 2010, un nouveau logo bio européen sera obligatoire.
Une denrée alimentaire certifiée « AB » ou portant le label bio européen doit comporter un minimum de 95 % d’ingrédients bio.
L’agriculture biologique française était la plus sévère au monde. Ce n’est plus le cas depuis le 1er janvier 2009 et la mise en application de la nouvelle réglementation européenne du bio qui interdit à un pays de la Communauté d’être plus exigeant que ladite réglementation. Celle-ci d’ailleurs s’est ouverte au vin et à l’aquaculture, qui pourront désormais être labellisés bio, mais aussi aux OGM en tolérant jusqu’à 0,9 % de pollution transgénique des produits bio (reconnaissant ainsi une contamination techniquement inévitable par les OGM emportés par le vent). Elle tolère également des pratiques moins sévères comme la mixité du bio et du non bio sur une même exploitation.
Le consommateur peut donc désormais s’interroger sur la qualité 100 % bio des aliments.
Pour s’assurer d’une alimentation bio de qualité, l’association Bio Consom’acteurs recommande de faire plutôt ses achats chez les producteurs locaux, à la ferme ou sur les marchés, auprès d’une AMAP (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne) ou encore dans les magasins qui maintiennent une haute exigence de qualité biologique. Et, dans cet esprit respectueux de la terre et des humains, de privilégier les aliments de saison et le commerce équitable.

Trouver des producteurs sur des marchés, dans des magasins bio indépendants (comme les Biocoop par exemple), adhérer à une AMAP, rejoindre ou lancer un groupe Incroyables comestibles, passer par des systèmes directs vers le producteur comme La Ruche qui dit oui

Retrouver ici une carte des magasins et producteurs bio et locaux près de chez vous.

QUELQUES LIENS

– « Le bio, plus riche en antioxydants : comment les pratiques agricoles impactent notre santé », de Philippe Nicot, sur le site du Nouvel Observateur.

– « Les fruits et légumes bio, plus riches en antioxydants », de Laetitia Van Eeckhout, sur le site du Monde.

QUELQUES FILMS

– « Solutions locales pour un désordre global », de Coline Serreau, coproduit par Colibris.
– « Nos Enfants nous accuseront », de Jean-Paul Jaud.
– « We Feed the world », de Erwin Wagenhofer.
– « Le Monde selon Monsanto », de Marie-Dominique Robin.

QUELQUES LIVRES

– « Planète Cuisine », le guide écogourmand du WWF.
– « Manger bio, c’est pas du luxe », du Dr Lylian Le Goff aux Editions Terre Vivante.
– « La stratégie du Colibri », de Séverine Millet, Editions Minerva. Cet ouvrage réunit une série d’actions concrètes, locales, accessibles et collectives.

manger local et de saison

Manger local et de saison, c’est reprendre contact avec celles et ceux qui nous nourrissent, retrouver la fraîcheur des aliments et les saveurs du terroir. C’est aussi encourager la production alimentaire près de chez soi et, par la même occasion, l’autonomie alimentaire et un partage plus juste des ressources nourricières avec le reste du monde.
Manger local et de saison ? C’est du bon sens au fond, pour un retour au sens et au plaisir… de tous les sens.
Merci à Benjamin Chiquet et à Daniel Vuillon pour leurs précieux éclaircissements et témoignages. Merci à Séverine Millet et Anne Cariou pour la rédaction.

  • Pourquoi garantir l’autonomie alimentaire, préserver les terre nourricières et l’activité des paysans près de chez soi ?

Aujourd’hui, 30 % des terres arables de la planète ont été stérilisés depuis les années 70 ; 30 % sont dévolus à la culture céréalière destinée à l’élevage et une grande partie pourrait être reconvertie pour produire des agrocarburants. Le « capital naturel » permettant aux humains de se nourrir se réduit donc comme peau de chagrin – une exploitation agricole disparaît toutes les vingt minutes en France -, tandis que la population mondiale ne cesse de croître et que les contraintes énergétiques se complexifient : les énergies fossiles permettant à des denrées de parcourir des milliers de kilomètres se raréfient de façon drastique. Une grave crise alimentaire, dont nous voyons déjà les prémisses, pourrait ainsi éclater dans les années à venir.
Or, l’autonomie alimentaire des régions françaises varie de 10 à 25 %, chacune d’elle ne produisant le plus souvent que quelques types de denrées destinés à l’exportation et important le reste, principalement des autres régions françaises et de l’Europe.
Il est donc important de protéger les terres nourricières en favorisant le maintien ou la création de petites exploitations de proximité destinées à nourrir les populations là où elles vivent ; et de revenir autant que possible à une transformation locale des aliments, limitant ainsi les transports sur de grandes distances.

  • Comment garantir l’autonomie alimentaire, préserver les terre nourricières et l’activité des paysans près de chez soi ?

En achetant auprès des producteurs locaux (vente à la ferme, marchés, paniers) afin de contribuer à faire émerger une autre logique de production et de distribution. 
Un exemple qui marche ? Le système des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne). Il propose de créer un lien privilégié entre un paysan et un groupe de consommateurs qui, chaque semaine, va remplir son panier de fruits et de légumes frais, de viande, de vin… Cette collaboration permet à des milliers de paysans de s’installer tous les ans sur de petites exploitations respectueuses de l’environnement. La France comptait 500 AMAP en 2007, elles sont 4000 en prévision en 2010. Les AMAP connaissent un tel succès qu’elles affichent souvent complet ! Alors pourquoi ne pas en créer une ? (voir la fiche pédagogique des colibris : « Comment créer une AMAP »).
En cultivant un bout de jardin potager, en faisant du micro jardinage en ville – plus de la moitié de la population mondiale est vit en ville -, sur sa terrasse, son balcon ou même son rebord de fenêtres. Voir par exemple les conseils de l’association Graine de Jardin.
En créant un jardin collectif dont on partage la production à plusieurs familles : demander à sa mairie de prêter ou louer un terrain en friche, ça se trouve, d’autant que c’est le conseil municipal qui est maître de l’aménagement foncier communal.
Ou alors on s’inspire du concept Sun Barge, une production de légumes sous serres et sur barges à New York. Ce projet test d’une conception parfaitement propre et durable (à part peut-être l’usage de biocarburant) a pour ambition de s’exporter sur les toits de la ville. Ses initiateurs pensent ainsi pouvoir alimenter toute la population new yorkaise en légumes !

  • Pourquoi sauvegarder la biodiversité agricole et la spécificité des terroirs ?

Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), 75 % des variétés agricoles cultivées dans le monde ont disparu depuis 1900, et avec elles un patrimoine génétique d’une extrême richesse, notamment d’adaptation aux spécificités locales des sols. Ainsi, une seule variété de fraise occupe 80 % des surfaces mondiales consacrées à ce fruit (alors qu’on compte 1200 variétés de fraises sur la planète !).
En France, l’agriculteur est limité à la culture de variétés de semences inscrites aux catalogues français et européens, pour la plupart des hybrides non stables (ce qui interdit de replanter les graines et nécessite de les racheter chaque année). En cultivant ces variétés hybrides ou bien des organismes génétiquement modifiés, l’agriculture uniformise la production et condamne la richesse de la biodiversité végétale.
De même, en limitant l’élevage à quelques races animales performantes, l’élevage industriel fait aussi disparaître notre patrimoine animal.
Pourtant, cette biodiversité est l’héritage dû à nos enfants. Elle est la richesse de la variété opposée à la monotonie de la standardisation. Elle est toute la puissance créative de la Nature qui s’adapte aux sols et aux climats en inventant des espèces par milliers, végétales et animales. Un travail de millions d’années de sélections et de mutations qui a permis de pérenniser la Vie. Et cette inventivité, combinée au génie créatif de l’homme, qui a sélectionné et croisé semences et races, a longtemps produit des résultats agronomiques élevés.
Cela vaut donc la peine d’encourager la polyculture. Au contraire de la monoculture, elle garantit la rotation des terres et donc leur fertilité pérenne ; elle favorise les particularités locales et redonne toute leur place aux terroirs et aux goûts.

  • Comment sauvegarder la biodiversité agricole et la spécificité des terroirs ?

En choisissant d’acheter des fruits et légumes cultivés sur des exploitations de taille réduite qui pratiquent une agriculture écologique et favorisent les variétés locales.
En achetant son fromage chez le fromager, sa viande chez le boucher, ses fonds de sauce chez l’épicier plutôt qu’en petite, moyenne et grande surfaces (quoique certaines d’entre elles vendent parfois des produits du terroir local). Et en n’hésitant pas à demander à son fromager, à son boucher et à son épicier d’où viennent les denrées qu’ils proposent ; et à les inciter à l’occasion à présenter plus de produits du cru, mémoires d’un savoir-faire ancestral et régional.

  • Pourquoi  encourager une économie locale et créer des emplois qui ont du sens ? 

Le réseau de la grande distribution a pour critère prépondérant le prix. Un producteur qui vend sa production aux centrales d’achat est donc souvent contraint de privilégier la quantité au détriment de la qualité et de brader le fruit de son travail. En France, 25 % des paysans ont un revenu inférieur au RMI, 40 % disposent de moins du Smic pour vivre. Alors que simultanément, les marges de la grande distribution ne cessent d’augmenter.
A contrario, un producteur qui a une relation directe avec ses consommateurs a la possibilité de valoriser un travail de qualité et de le vendre à un prix juste qui n’est pas soumis à la grande chaîne des intermédiaires.

  • Comment  encourager une économie locale et créer des emplois qui ont du sens ? 

En favorisant les circuits courts de production et de distribution (fermes, petits producteurs locaux, sur les marchés notamment).
En adhérant à l’association Slowfood. Née en Italie à Bra en 1986 et essaimant depuis dans le monde, ce groupement défend et encourage l’achat local et de saison, la biodiversité, la spécificité des terroirs, le lien entre producteurs et consommateurs. Il prône aussi la lenteur, telle celle d’un bon repas dégusté ensemble. Les conviviums (groupes locaux) organisent notamment des ateliers d’éducation au goût, pour les adultes et les enfants.
En devenant « locavore ». Initié en 2004 en Californie, autour de la baie de San Francisco, ce mouvement réunit des personnes qui consomment autant que possible de la nourriture produite dans un rayon de 160 km (100 miles) autour de chez elles. Leur intention : préserver le terroir, la fraîcheur et le goût des aliments, le lien avec les saisons et les producteurs, et faire marcher l’économie locale. Et s’il faut acheter une denrée fabriquée « hors zone », privilégier le terroir : brie français ou parmesan italien sont donnés comme exemples.

  • Pourquoi réduire les transports et minimiser les changements climatiques ?

Aux Etats-Unis, l’article alimentaire parcourt entre 2500 et 4000 kilomètres, soit 25 % de plus qu’en 1980. Au Royaume-Uni, en vingt ans, la longueur moyenne du voyage des produits alimentaires a augmenté de 50 %. Bref, c’est après environ 1500 kilomètres qu’un aliment arrive dans notre assiette.
Le transport de marchandises, par voie maritime, routière ou aérienne, provoque un grand nombre de nuisances environnementales (pollution, bruit, constructions d’infrastructures…) alors que de nombreux produits alimentaires de nécessité sont fabriqués en France, voire même tout près de chez soi.

  • Comment réduire les transports et minimiser les changements climatiques ?

On apprend à lire les étiquettes quand on fait ses courses (on regarde d’où ça vient). Est-ce bien nécessaire d’acheter des haricots verts cultivés au Kenya (ce qui est le cas souvent des conserves) ? des kiwis australiens quand on en produit dans le Sud de la France ? des pommes du Chili ?
On préfère les aliments frais à ceux en conserve ou surgelés : leur conditionnement spécifique est consommateur d’énergie.
On achète des fruits et des légumes de saison. Un fruit hors saison importé consomme pour son transport 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement lorsque c’est la saison. Ainsi, 1 kg de fraises d’hiver peut nécessiter l’équivalent de 5 litres de gasoil pour arriver dans notre assiette ! Manger des fruits et légumes hors saison encourage les cultures sous serre, gourmandes en eau et en chauffage. Cela n’empêche pas de se régaler de bananes, de mangues et d’ananas lorsque c’est la saison, de café et de cacao aussi, toutes denrées à la production proprement exotique. Penser alors au commerce équitable : il garantit une rétribution plus juste des cultivateurs et il est attentif à la préservation de l’environnement.
On mange moins de viande de bœuf et de veau. Produire un kilo de boeuf engendre 50 à 100 fois plus d’émissions de gaz à effet de serre (GES) que de produire un kilo de blé. Les bêtes sont très gourmandes en végétaux et cette culture intensive est fortement émettrice de GES : fabrication et décomposition des engrais azotés, usage du tracteur notamment. De plus, la digestion des ruminants produit du méthane, 23 fois plus « réchauffant » que le CO2 (source : Jean-Marc Jancovici, www.manicore.com ). Et du coup, on achète sans culpabiliser des litchis de Madagascar !

  • Pourquoi participer à une répartition équitable des richesses ?

La production massive et subventionnée de l’agriculture occidentale (Europe et Etats-Unis principalement) permet des prix de revient tellement bas que le transport d’un produit ne représente plus qu’1 % de son coût global. On peut par conséquent trouver des fruits et légumes européens à Dakar trois fois moins chers que les produits locaux (cf Jean Ziegler, dans « We feed the world »). Ce mode de production et de consommation participe ainsi à la détresse et à la pauvreté des paysans du Sud.
La logique économique presque exclusivement axée sur les notions de croissance et de rentabilité conduit un nombre de plus en plus grand de pays du Sud (Afrique, Maghreb, Amérique du Sud…) à produire en masse pour l’exportation. La région d’Agadir au Maroc mobilise ainsi la quasi totalité des réserves en eau pour ses grandes exploitations de cultures intensives (conventionnelles mais également biologiques, voir « Manger bio ? »). Les paysans locaux sont ainsi en partie privés d’eau pour leurs cultures et la population privée des denrées destinées à l’exportation. Elle ne bénéficie pas non plus la plupart du temps des devises ainsi générées. Dans d’autres pays, cette course au profit de masse se traduit par des expropriations illégales de paysans chassés de leurs terres et allant grossir le rang des déshérités des villes, ou bien par des déforestations pour planter du soja et du maïs OGM destinés au bétail « occidental » (au Brésil et en Argentine).
Plus d’un milliard de personnes dans le monde sont sous-alimentées et 70 % d’entre elles sont des paysans (source : FAO).

energies renouvelables
  • Pourquoi un fournisseur  d’électricité renouvelable?

Les énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) participent activement au dérèglement climatique.

La plupart des pays occidentaux sont aujourd’hui totalement dépendants du pétrole, ce qui les place en position de grande vulnérabilité. A mesure qu’il deviendra plus coûteux à extraire, son prix augmentera, ce qui fragilisera énormément nos économies.

La lutte pour le contrôle et l’appropriation des ressources fossiles est (et sera) l’objet de nombreux conflits et de situations géopolitiques que de nombreuses populations subissent déja.

L’énergie nucléaire est hors de prix, extrêmement dangereuse, consomme une grande part de l’eau douce et produits des déchets ultra polluants, dont nous ne savons que faire.

  • Choisir un fournisseur d’électricité renouvelable ?

Suite à l’ouverture en France du marché de l’électricité à la concurrence en 2004, EDF n’a plus le monopole de la fourniture d’électricité. Un des nouveaux venus sur le marché, Enercoop, propose une électricité 100% renouvelable, sans énergie fossile ni nucléaire. (R)évolutionner l’énergie, ça commence par changer d’électricité !

Enercoop a été créée sous forme de Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC), avec pour objectifs de promouvoir les énergies renouvelables, défendre la maîtrise de la consommation d’énergie, et décentraliser la production. La quasi totalité des bénéfices est réinvestie dans de nouveaux moyens de production.

Il y a actuellement 91 producteurs, répartis entre l’hydraulique, l’éolien, le photovoltaïque, et le biogaz.

Si les tarifs d’EDF sont sensiblement moins élevés (0,13€/kWh contre 0,16€/kWh chez Enercoop), c’est parce que l’opérateur historique est subventionné par une taxe, la CSPE (Contribution au Service Public de l’Electricité). Mais cette différence de prix devrait s’estomper dans les années à venir, et s’harmoniser sur le marché européen (entre 0,16€ et 0,17€).

Plus d’infos : www.enercoop.fr

se déplacer autrement

Les réserves d’énergie fossile s’épuisent, les rejets de gaz à effet de serre et la pollution augmente. Pourtant le nombre de voitures en circulation dans le monde ne cesse d’augmenter et, à ce rythme, le parc automobile mondial risque d’atteindre un milliard d’unités en 2030…
Se déplacer autrement, c’est orienter ses choix vers des moyens de transport plus respectueux de l’environnement, et participer à la préservation des ressources naturelles, indispensables à notre bien-être. C’est surtout accepter de changer nos comportements par rapport à la mobilité…

  • Des impacts négatifs

Aujourd’hui, les transports représentent en France 66 % de la consommation de produits pétroliers à usage énergétique et sont responsables de 35 % des émissions de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre (GES) contribuant au changement climatique (Sources ADEME).

Les transports sont aussi de gros consommateurs d’espace. La multiplication des infrastructures routières (parkings, autoroutes…) et aéroportuaires contribuent massivement à la dégradation des paysages et de la biodiversité. Ils sont également sources de pollutions sonores préoccupantes pour le bien-être et peuvent entrainer dans certains cas des troubles dangereux pour la santé : stress, trouble du sommeil, fatigue, impact sur l’audition…

  • Se déplacer autrement

Se déplacer autrement, c’est privilégier des modes de transport plus respectueux de l’environnement. Se passer d’une voiture aujourd’hui parait parfois difficile pourtant il existe des solutions alternatives !

Utiliser l’énergie humaine

Le vélo et la marche à pied sont les transports verts par excellence ! Écologiques, sains et peu coûteux, ils sont accessibles à la plupart d’entre nous et les bénéfices pour notre santé sont importants.

Prendre les transports en commun

Utiliser les transports en commun (bus, métro, tramway) est un bon moyen de réduire son impact environnemental. En autobus ou en train, un passager émettra 3 à 4 fois moins de GES qu’en voiture.

Partager un véhicule

S’il est parfois difficile de se passer de son véhicule, il est possible de pratiquer l’autopartage ou le covoiturage. Cela permet de réduire les frais pour le conducteur et aussi de développer la convivialité et le partage.

Voir la fiche pratique  les colibris « Mettre en place un système de covoiturage »

Monter des projets collectifs

Les Plans de Déplacement d’Entreprise permettent de réduire l’utilisation de la voiture particulière dans les déplacements domicile-travail et professionnels.
Voir le site de l’Ademe

Les Pédibus sont des ramassages scolaire à pied, organisés entre parents d’élèves.
Voir la fiche pratique les colibris  « Mettre en place un Pédibus »

Pour connaître les moyens de transport écologiques disponibles près de chez vous et les projets en cours, vous pouvez contacter votre mairie.

  • Accepter de changer son comportement  autrement

Les progrès technologiques permettent de diminuer l’impact négatif des transports sur l’environnement (développement des voitures électriques, des biocarburants…) mais ils ne représentent pas toujours des solutions durables. Ils sont également responsables de l’exploitation des ressources naturelles et génèrent des quantités importantes de déchets en fin de vie.

Seuls, les progrès techniques ne permettront pas de réduire suffisamment notre impact sur l’environnement. Ils doivent être accompagnés d’un profond changement de comportement et de nouvelles pratiques sociales.

Prendre du temps pour soi

Utiliser des modes de déplacement plus respectueux de l’environnement signifie prendre plus de temps pour se déplacer. Un trajet à pied, en vélo, ou en transport en commun est souvent plus long qu’en voiture ou en avion. Mais prendre le temps de se déplacer ne veut pas forcément dire que l’on perd son temps… Ces moyens de transport permettent au contraire de prendre le temps d’écouter de la musique, d’observer le paysage, de lire ou de se détendre.

Adopter le « Tourisme lent »

Le tourisme lent (ou « slow-tourisme », en référence au mouvement Slowfood) consiste à partir moins souvent mais plus longtemps afin de vivre au rythme de la population locale. Le premier principe du tourisme lent est de prendre son temps et donc de privilégier les destinations proches et les moyens de transport moins polluants tels que le train, le vélo, le bateau… et surtout éviter les trajets en avion responsable de 5% des émissions mondiales de GES. Le slow-tourisme est une alternative qui vise à combiner respect de l’environnement, préservation des spécificités locales et plaisir de voyager. Lors de ces voyages, les déplacements ne sont pas seulement considérés comme des trajets permettant de se rendre d’un point à un autre, ils font partie intégrante du voyage.

changer de banque

Accaparement des richesses, soutien à une économie anti-écologique et anti-sociale, évasion fiscale généralisée, déstabilisation des économies locales… Les banques représentent un immense chantier pour un projet de société alternatif !

Mais, bonne nouvelle ! Nous avons le pouvoir de changer les choses ! Car si leur puissance est immense, les banques et les « marchés financiers » n’existent que grâce à chacun de nous, à notre confiance et notre épargne. Changer de banque pour un établissement plus responsable, ou investir son argent dans des projets qui ont du sens, voici quelques pistes pour ne plus contribuer au casino financier.

Vers quelle banque aller ?

Plusieurs critères interviennent quand on envisage de changer de banques : investissements dans l’économie sociale, solidaire et écologique, transparence, évasion fiscale dans les paradis fiscaux… Un site est là pour vous y retrouver : FinanceResponsable.org

Un site créé par Les Amis de la Terre. L’association a réalisé une étude très poussée de 9 grandes banques françaises, selon plusieurs critères : environnement, climat, transparence, paradis fiscaux. Toutes les infos pour choisir votre banque, votre produit d’épargne, ainsi que votre assurance !

Vous trouverez aussi sur le site un guide éco-citoyen « Comment choisir sa banque”. Un document très didactique, où vous découvrirez les projets controversés financés par les grandes banques françaises à l’étranger : centrale nucléaire en Bulgarie, production de bombes à sous-munitions, projets pétroliers en Birmanie, grand barrage au Laos… Pour faire son choix en toute conscience !

>>> Financeresponsable.org

Sans surprise, le site plébiscitent la Nef, dont 100 % des investissements relèvent de l’économie locale et du développement durable, ainsi que le Crédit Coopératif.

Des alternatives à la banque 

Quelques banques pratiquent une finance plus éthique et plus responsable. Les amis de la Terre ont effectué un classement concernant le climat, et le collectif Sauvons les riches, sur la spéculation et les paradis fiscaux. Par ordre décroissant d’éthique on y trouve La Nef, Le Crédit Coopératif et la Banque Postale.

Les amis de la terre ont mis au point un petit mode d’emploi pour vous aider. La Nef, et le Crédit Coopératif sont là encore les mieux notées.

eux cooperatifs et education

Parler d’éducation, ce n’est pas seulement parler d’école, ou d’enseignement. C’est avant tout une posture générale envers les « apprenants » : bienveillante, positive, non violente. Pour cela, la question de l’apprentissage des méthodes coopératives comme les jeux coopératifs ou les méthodes de Communication Non Violente (CNV) semblent une étape importante sur ce chemin. On peut penser à former les enseignants, mais aussi donner aux enfants un cadre qui permette de développer ces postures le plus tôt possible. La coopération, c’est une clef pour une autre éducation.

  • On joue ?

Contrairement aux jeux traditionnels, souvent fondés sur le principe de compétition, les jeux coopératifs ont pour intérêt de rechercher la réalisation d’un même objectif commun à tous les joueurs. Par définition collectifs, ces jeux reposent sur des valeurs d’entraide et de solidarité : la réussite passe par la mobilisation de chacun et la concertation de tous. Le concept des jeux coopératifs offre donc un autre regard sur l’idée de réussite : il n’est plus question d’individualisme pour l’emporter face aux autres adversaires, mais d’intelligence collective pour évoluer et gagner ensemble…

Les jeux coopératifs sont donc un outil utile à toute organisation humaine. En famille ou au boulot, les jeux coopératifs doivent permettre d’éviter les situations de blocage ou de conflit. En favorisant les comportements d’écoute et de respect – et ce dans une ambiance ludique et franchement drôle ! – les jeux coopératifs ouvrent d’autres horizons, et développent l’esprit d’équipe et la cohésion de groupe. Un instrument idéal pour construire positivement le vivre-ensemble !

  • Mais quels sont donc ces jeux coopératifs ?

Il en existe plusieurs dizaines, avec des fonctions et des degrés de défi différents. Ainsi, nous pouvons jouer au Jeu des bonjours : simple, ce jeu vise à se présenter sommairement (prénom, structure, intérêts par exemple) à chaque personne du groupe, et ce dans un mouvement dynamique et inter-personnel. C’est une manière de rencontrer les autres en étant à l’aise au sein du collectif, générant par la même occasion une ambiance propice et détendue pour la suite des aventures.

Nous pouvons jouer au Voyage autour du monde, jeu distrayant inspiré de la chaise musicale… mais coopérative cette fois ! Plus les chaises disparaissent au gré des pays parcourus, plus le groupe doit trouver des solutions collectives pour continuer le voyage ensemble (en s’accrochant par la main dans des positions acrobatiques, en se relayant, etc.) : une bonne façon de tisser de premiers liens dans un groupe !

On trouve encore le jeu du Cercle-chaise pour instaurer un peu plus de défi dans les activités. Les participants se tiennent chacun derrière une chaise et sont disposés en un cercle. Ils basculent ensuite leur chaise en arrière, sur deux pieds, et doivent la maintenir d’une seule main, au dos de la chaise. Puis, ils avancent d’une chaise à l’autre en même temps et du même côté en attrapant la chaise suivante. Le but est de faire un tour complet du cercle sans laisser tomber les chaises ou les laisser reposer sur leurs pieds. Ce jeu nécessite ainsi de coordonner un rythme maîtrisé à l’échelle du groupe entier, très formateur !

Il y a aussi le jeu du Pingouin qui consiste à renouveler un cercle permanent en ne laissant jamais les mêmes personnes au même endroit plus de 5 secondes : mobilité et stratégie collective sont donc sollicitées au premier chef !

Il existe quantité d’autres jeux coopératifs. Vous en trouverez ici :

  • Livret « Jeux de coopération, différents types de jeux pour les enfants et les jeunes », Graines de Paix et Service Civil International (branche suisse), 2009. À télécharger ici.
  • « Qui veut jouer avec moi ? Jouer pour mieux communiquer avec nos enfants », de Lawrence Cohen, aux Éditions JC Lattès.

Vous aussi, laissez-vous tenter par l’expérience des jeux de coopération : rires et bonnes découvertes garantis. Car le jeu permet, aussi, de construire un nouveau modèle de société…

À vous de jouer !

jardin agroécologie

Faire son potager agroécologique est une vraie liberté, un plaisir personnel et familial, au rythme des saisons. Au-delà, ajoute Pierre Rabhi, « cultiver son lopin de terre, si petit soit-il, est un acte politique, c’est un acte de résistance. »

  • Le choix de retourner personnellement à la terre et de mieux se nourrir 

Faire son potager agroécologique est une activité agricole individuelle familiale qui permet de se rapprocher de la nature pour mieux se nourrir et mieux nourrir les siens. C’est un temps où les mains dans la terre, le cœur et le corps peuvent se ressourcer et retrouver l’énergie qui nous accompagnera dans nos projets et notre vie personnelle.

C’est un temps de tranquillité au rythme des saisons et du temps, pour profiter de l’arc en ciel qui se lève, du bienfait de la pluie qui arrose le jardin à notre place,

C’est une décision de reconnaître l’importance pour soi de faire son potager agroécologique et d’aménager ainsi son temps.

  • Regarder et observer 

Les sols sont d’une grande variété : calcaires, siliceux, granitiques, acides, basiques… et ont chacun leur spécificité. Sur un même endroit, les particularités peuvent également différer. Le fait d’être en rapport semaine après semaine avec son sol permet de le connaître et de savoir comment il se comporte ici et là. Naît alors un rapport sensible avec le sol et comme un apprivoisement croisé. Le choix des plantations doit aussi être en harmonie avec le sol. Un arbre inadapté au sol deviendra malingre, malade, sera attaqué, comme en exil, sans rapport équilibré avec le sol qui le porte. C’est pourquoi il est important de s’interroger sur la compatibilité du sol et des plantations, au vu des réactions de la terre.

  • Fertiliser et soigner 

La fertilisation passe avant tout par le compost, technique d’une remarquable efficacité, que les paysans chinois pratiquent depuis plus de 2 000 ans. La fermentation organisée de résidus de récolte, de fumier, de déchets de cuisine, d’herbes sèches, permet d’obtenir des résultats excellents. Le compost retient très bien l’eau, l’air circule mieux et donne à la plante une nourriture équilibrée et abondante, pour une production optimum. En cas de maladie, des soins adaptés peuvent être trouvés, en lien avec la documentation existante et les autres agrobiologistes.

  • Un potager agroécologique sur son balcon  

Pour ceux qui n’ont pas de jardin, il est possible déjà sur un balcon ou un rebord de fenêtre, de faire quelques plantations, à commencer par des plantes condimentaires.
L’association Graine de jardins propose ses conseils et ses astuces. À chacun son petit coin de terre…

  • Être à l’écoute de sa terre 

Une documentation simple permet de commencer, pour acquérir les connaissances de base (cf. livres et liens plus bas). L’agriculture chimique simplifie en donnant l’illusion que cultiver consiste à labourer la terre, mettre des engrais, traiter chimiquement les plantes pour les protéger au moyen de pesticides et récolter en toute simplicité, dans un processus clé en main.
Faire son jardin agroécologique revient en revanche à travailler la terre en apprenant à connaître son sol, à le fertiliser, sans retournement ni bouleversement pour préserver avant tout le cheptel énorme de petits animaux, notamment des vers de terre qui contribuent à l’aération et au drainage des terres. On en trouverait 250.000 dans 500 m2 et il convient de préserver ces fabuleux auxiliaires qui bêchent à la place du jardinier et entretiennent la vitalité du sol…

  • 200m2 

Les échelles des jardins sont variables mais les lois fondamentales restent à peu près les mêmes. Il n’y a pas un barème qui peut établir qu’avec tant de surface on peut nourrir tant de personnes. Il existe des sols riches naturellement où tout pousse sans efforts particuliers et des sols pauvres qui nécessitent plus de travail, de soin et de fertilisation.

Mais si l’on reste sur la production simple de fruits et légumes sans céréales, dans un système verger-potager très performant c’est-à-dire en cultivant des légumes au pied des arbres, on peut sur 200 m2 obtenir une belle production, voire même une autonomie totale, selon le sol, en fruits et légumes, pour une famille de 4 personnes.

Quelques livres

– Almanach du jardin bio, Philippe Asseray, La maison rustique, Flammarion, 2000.
– Les bons petits trucs du jardin bio, Catherine Lamontagne, Rustica, 2007.
– Jardiner plus naturel, Jérôme Desbordes, Minerva, 1999.
– Du Sahara aux Cévennes, Pierre Rabhi, Editions de Candide, Lavilledieu, 1983, Nouvelle édition Editions Albin Michel, 1995, Format de poche Editions Albin Michel, 2002.
– L’offrance au crépuscule, Pierre Rabhi, Editions l’Harmattan, 2001.
– Une Agriculture du Vivant, l’héritage de l’Ecole de Beaujeu, Editions du Fraysse & Cerea, 2006, ouvrage collectif.
– Guide de ressources – Agriculture écologique méditerranéenne, Ed. Terre-Ferme, 1997, 97 pages.
– Le livre de l’agriculture, Ibn Al Awan, écrivain et savant adalou mort en 1145, Editions Bouslama, 1983.
– Agriculture biologique méditerranéenne : guide à usage professionnel. G. Guet, éditions Graphot.
– Les Jardiniers de l’Avenir, Christophe Beau, Mark Léger, C. Clergeaud et Plein Soleil-Les 3 spirales Editeur, 2005.
compost et jardinage bio

La gestion naturelle de ses espaces verts a pour principe de respecter au mieux les rythmes, les logiques et les lois de la nature. Ainsi, elle favorise l’utilisation de produits issus de la nature (engrais verts, pesticides naturels…) et la pratique de connaissances ancestrales (cycles lunaires, jachère, alternance de culture, association de légumes et/ou de fleurs…). Elle exclut donc l’usage de produits chimiques nuisibles à la santé de l’homme et de son environnement. Par ailleurs, un soin particulier est apporté à l’approvisionnement en eau afin d’en limiter la consommation (paillage, goutte à goutte, récupérateur d’eau de pluie…).

  • Qu’est ce qu’un potager  bio ? 

Aujourd’hui, dans le monde entier et plus encore dans notre société occidentale, chacun de nous est largement dépendant de l’industrie agro-alimentaire et du commerce mondial pour s’alimenter. Cultiver ses aliments, au moins en partie, cela signifie s’autonomiser d’un système qui repose aujourd’hui sur l’injustice sociale et la dégradation accélérée des ressources naturelles. C’est aussi garder le contrôle sur la production et s’assurer de la qualité de ce que l’on mange.

Et puis, à condition d’y mettre un peu d’énergie (humaine !), cela peut engendrer des économies substantielles dans un budget un peu trop serré !

Pour prendre la responsabilité de ce que l’on mange, la première idée est de produire soi-même. 200 m² doivent permettre d’obtenir une production adaptée pour 4 personnes. On peut au minimum commencer par quelques pots, des herbes aromatiques, comme le thym, la ciboulette, le persil, etc.

N.B. : à l’heure actuelle, en France, environ 10 % des pesticides pulvérisés le sont dans les jardins amateurs.

  • Créer son potager  bio, comporte de nombreux avantages

Contribuer à se nourrir par soi-même et sainement ; gagner en autonomie ;

Se reconnecter à la terre, au vivant, à la nature ;

Apprendre et comprendre comment poussent les fruits, les légumes, les céréales, découvrir les spécificités du sol, des semences, etc. ;

Participer à la sauvegarde des terres nourricières, de la biodiversité, des variétés anciennes de semences.

  • Comment créer son potager bio ?

Le mois de mai est le bon moment pour commencer un potager car c’est la grande époque des semis et des plantations. Voici les étapes à suivre :

  1. Avant de préparer le terrain, il convient de définir sa taille idéale. Commencer petit, il sera temps, l’année prochaine, d’agrandir la surface cultivable. L’idéal est de choisir un endroit ensoleillé, plat et proche de la maison afin d’y accéder facilement.
  2. Votre potager peut être en ligne, en planche, en carré ou surélevé, à vous de choisir. Mais sachez que rectiligne, le potager conventionnel a l’avantage d’être simple à dessiner et fonctionnel, surtout si on trace deux grandes allées, en croix, permettant le passage d’une brouette, et des petits chemins menant à chaque planche. Matérialiser les voies avec des matériaux de récupération comme des briques pilés ou de l’ardoise concassée, des plaquettes de chêne, des bandes de pelouse ou tout simplement des planches ou dalles de bois. Les potagers en hauteur, très décoratifs et faciles à travailler par tous, peuvent être bordés de bois tressés, de planches ou de pierres. Les mauvaises herbes s’y ressèment moins et la terre est plus chaude. Il vous faudra ensuite connaître la terre. Il est possible de la faire analyser : des laboratoires spécialisés indiqueront, après examen, les améliorations à apporter (comme le LAMS de Claude et Lydia Bourguignon http://www.lams-21.com/). Pour bien démarrer, retirer toutes les herbes, les racines, les cailloux, ensuite, crocheter puis ratisser. Pour les cultures suivantes, on utilisera une bêche écologique qui permet de bêcher la terre sans la retourner pour ne pas perturber la vie du sol.
  3. Vous pouvez maintenant commencer à planter. Nous vous conseillons de commencer par des légumes faciles à cultiver, comme des radis, des navets, des tomates, des salades à repiquer. Sachez aussi que cultiver des plantes aromatiques et des fleurs dans son potager est primordial, car plus il y a de diversité au jardin moins il y a de maladies et d’invasion d’indésirables.
  • Le compostage individuel 

Il permet de conjuguer jardinage et écologie. En effet, les déchets organiques biodégradables (alimentation, jardin) constituent un excellent apport organique pour le sol. Ils représentent 1/3 de nos poubelles. Cinq millions de français ont déjà adopté le composteur individuel. En effet, dans le cadre de l’Agenda 21, de nombreuses communes en proposent à moindre coût. Le compostage est un procédé de dégradation biologique maîtrisée de matière organique en présence d’air. Après quelques mois, la fermentation produit un mélange comparable au terreau : le compost. Le compostage en tas se pratique depuis longtemps déjà. L’utilisation d’un composteur individuel présente toutefois certains avantages : esthétique, propreté, gain de place, protection contre les animaux indésirables… Plusieurs formes existent : en fût, en silo ainsi que le vermicompost ou lombricompost. Grâce à ces méthodes, le compostage en milieu urbain est également possible.

3 étapes clés pour un bon fonctionnement :

  1. Respecter le rapport carbone/azote en mélangeant bien déchets azotés (épluchures, pelouse) et carbonés (paille, petites branches).
  2. Aérer périodiquement : en brassant durant 10 mn avec une fourche tous les 3 mois.
  3. Humidifier régulièrement avec épluchures et herbes. Attention trop d’humidité peut engendrer de mauvaises odeurs, penser à ajouter branches, paille, papiers, carton.
  • Les structures qui peuvent vous aider  

Localement : Jardins du cygne

Mais aussi :

Terre Vivante

Centre écologique Terre Vivante à Mens 38 : édition livres, revue « Quatre saisons du jardinage ». Stages, ateliers. Site très complet et riche de conseils, trucs et astuces :
http://www.terrevivante.org/18-jardin-bio.htm

Les Amanins

Centre agro-écologique des Amanins Drôme : éducation, formation, sensibilisation, conférences :
http://www.lesamanins.com/spip.php?rubrique3

Les Jardiniers Essaimeurs

http://www.cultivonsnosjardins.fr

Au Petit Potager

Site d’annonces gratuites pour vendre, échanger, donner fruits, légumes, graines ; louer des potagers
http://www.aupetitpotager.fr/

Compostage

Pour bien comprendre les processus biologiques du compostage
http://www.ete.inrs.ca/pub/capsci/INRSci08-03.pdf

Guide complet sur toutes les techniques de compostage
http://www.compostage.info

Somergie explique le principe du composteur individuel
http://www.somergie.fr/html/infopratiques/composteurs.htm

Quelques lectures :

  • Revue « Les quatre saisons du jardinage » 6 numéros/an – 100 pages – une mine d’informations.   Ed° Terre Vivante
    http://boutique.terrevivante.org/459-magazine-les-quatre-saisons.htm
  • « Les bonnes associations au potager », de Noémie Vialard, Editions La vie en vert/Rustica
  • « Le poireau préfère les fraises », de Hans Wagner, Editions Terre Vivante
  • « Pratiquer la biodynamie au jardin », de Maria Thun, Editions Mouvement de Culture Biodynamique.
  • Calendrier des semis en biodynamique (parution annuelle) de Maria Thun Ed° Mt de Culture biodynamique.
  • « Jardin écologique sans pesticides ni engrais », de Eric Masson, Ed° Eyrolles
  • « Soigner le jardin par les plantes », de Philippe Delwiche, Ed° Nature et Progrès
  • « Votre potager biologique », de Vincent Gerbe Ed° Dangles.
  • « Une bonne terre pour un beau jardin », de Rémy Bacher, Ed° Terre Vivante.
  • « Le petit livre du compost », d’Allan Shepherd, Ed° Larousse.
  • « Composts, engrais et traitements bio », de Victor Renaud Ed° Planète Jardin/Rustica
  • « Comment faire son compost et ses engrais », de Noémie Violard Ed° Rustica
  • « Les engrais naturels » (Collectif) Ed° Artémis
  • « Le compost », de Pascal Facy Ed° Eyrolles
  • « Faire son compost », de Jean-Michel Groult Ed° Ulmer.
réduire sa consommation de viande

Produire de la viande pour nous nourrir coûte très cher sur le plan environnemental et sanitaire. Au regard de l’accroissement de la population et de l’épuisement des ressources fossiles, il semble impératif de faire évoluer nos habitudes alimentaires.

Actuellement, un français consomme en moyenne 1,5kg de viande par semaine, aux grands regrets des nutritionnistes qui préconisent une consommation de 500g par semaine. Manger trop de viande engendre des répercussions néfastes sur la santé, parmi lesquelles des troubles cardio-vasculaires, de multiples cancers et de l’obésité. Ce mode de vie n’épargne guère l’équilibre des écosystèmes puisque les écologistes déplorent des déforestations massives en Amérique Latine, des conflits d’usage des terres (selon le WWF, 1kg de viande nécessite 323m2 de terre) et de l’eau (produire 1kg de boeuf nécessite plus de 15 000 litres d’eau), des pollutions dues aux effluents d’élevages, ainsi que des émissions de gaz à effet de serre (1 kg de viande serait responsable de l’émission de 34,2kg d’équivalent CO2). A cet égard, selon un récent rapport de la FAO, l’élevage était responsable de 15% des émissions annuelles de GES dans le monde en 2013. De même, dans son rapport “Les spéculateurs de la faim”, l’ONG Foodwatch dénonce la spéculation sur les denrées alimentaires qui règne sur les marchés financiers et l’atteinte portée à la sécurité alimentaire des pays du Sud.

Sur l’aspect énergétique spécifiquement, la production de viande est gourmande en énergie, en raison du transport, de l’électricité nécessaire pour le chauffage des bâtiments et la production dans son ensemble. Il est important de souligner que la production d’1 kg de viande de boeuf nécessite 7 kg à 10 kg de végétaux. Il faut donc démultiplier les dépenses énergétiques afférentes : engrais et pesticides de synthèse, tracteurs, transport… L’alimentation du bétail représente, dans le monde, 70 % des surfaces agricoles ! Au détriment de l’alimentation humaine…

Plus d’info :
– “Manger plus végétarien”, sur le site de Colibris
– “Manger autant de viande est une aberration pour l’environnement et la santé”, sur notre-planete.info.
– “Les spéculateurs de la faim”, rapport Foodwatch 2011.
– “L’impact de la viande sur les humains, les animaux, et la planète”, sur le site Viande.info.

investir dans une foncière

La revendication d’une alimentation saine et locale concerne tous les acteurs du monde rural, au premier rang desquels les paysans et les producteurs locaux. La renaissance d’une agriculture de proximité se joue dès les premières étapes de la chaîne de production : pour vendre un produit localement, il faut pouvoir le cultiver et le transformer sur le territoire. C’est pourquoi la propriété foncière est un outil essentiel au développement serein d’une agriculture paysanne. L’enjeu, à l’avenir, est donc immense de pouvoir assurer pour les paysans un accès sur le long-terme aux terres agricoles, afin d’assurer la pérennité de leur activité.

  • Pourquoi investir dans une foncière ?

Car aujourd’hui, l’accès au foncier est devenu le principal frein à l’installation de nouveaux agriculteurs. Les surfaces disponibles ne cessent de diminuer (accaparement des terres par les grandes exploitations), impactant directement le prix du foncier qui représente ainsi une charge toujours plus conséquente pour les candidats à l’installation.

Pour lutter contre ce phénomène et encourager les paysans désirant s’engager dans une exploitation agroécologique, chacun de nous a un rôle à jouer en accompagnant l’acquisition collective de terres agricoles par un investissement solidaire dans une Foncière.

La Foncière est une alternative concrète qui permet à chaque citoyen de prendre part dans l’avenir des territoires ruraux et périurbains. Son objectif est de montrer qu’il est possible, à travers la mobilisation de l’épargne citoyenne, de soustraire des terres au marché spéculatif et de les protéger des menaces qui pèsent sur elles.

  • Investir dans une foncière : on le fait ! 

Terre de Liens est une association qui travaille depuis plusieurs années à modifier le rapport à l’agriculture en valorisant notamment l’accès collectif aux terres agricoles et en mettant en place des outils de finance solidaire pour cela. Une Foncière, créée en 2006, permet ainsi de récolter l’épargne citoyenne afin d’acquérir des terres pour y installer – et parfois maintenir – des agriculteurs porteurs de projets respectant la Charte de l’association. La peur de l’endettement n’est alors plus un frein à l’activité agricole.

Nul n’ignore à ce jour le poids de la filière électro – nucléaire et de l’opérateur historique, l’EDF, dans la production d’électricité en France. Programme du CNR, héritage gaulliste, volonté d’indépendance, goût prononcé du monopole d’État censé garantir l’intérêt général, fruit de la double crise du pétrole de 1973 – 1974 et 1979.

Cette  politique  s’est  traduite  concrètement  par  une  insuffisante  diversification  de  notre  mix énergétique tant les investissements nécessaires au développement de nos champions nationaux ont été importants sur une très longue période de temps. La France bénéficie de fait à ce jour de compétences avérées et reconnues dans le monde entier dans le domaine du nucléaire civil : nul ne le conteste.

A  ce  jour  le  diagnostic  est  néanmoins  de  plus  en  plus  partagé :  le  recours  aux  énergies renouvelables s’impose avec force tant l’impact négatif des gaz à effet de serre et la question non résolue de la dangerosité des déchets nucléaires sont devenus des évidences. Sans parler du coût de la destruction des centrales les plus anciennes et de la création de nouvelles centrales.

La récente catastrophe de Fukushima et la décision historique des pouvoirs publics allemands de fermer leurs derniers réacteurs en 2022, et de mettre hors service la plus grande partie des dix-sept réacteurs allemands d’ici à fin 2021, devraient permettre de renforcer cette prise de conscience en France : il existe des alternatives crédibles, viables. La recherche en France et en Europe en ce domaine précis doivent être impérativement encouragées.

Devenir soi – même producteur d’électricité peut également contribuer, à l’échelle locale, à faire bouger les lignes par une sorte d’effet d’entraînement. Des solutions existent malgré un environnement réglementaire assez instable en France en ce qui concerne notamment le solaire photovoltaïque du fait des difficultés financières et budgétaires auxquelles nos économies occidentales sont hélas confrontées depuis 2008.

  • Quel impact sur le territoire ? 

impact du nucléaire sur le territoire

  • Comment devenir producteur d’énergie solaire photovoltaïque  ? 

La  démarche  suppose  une  réelle  implication  personnelle  (contacts  divers,  entretiens téléphoniques, courriels, courriers, visites techniques au domicile) malgré de réels efforts des entreprises de la filière qui ont tout intérêt à ce que le client – producteur potentiel se sente soutenu dans un environnement que l’on peut encore qualifier à ce jour de complexe et de relativement flottant du fait des atermoiements des pouvoirs publics.

Les transitions énergétiques prennent du temps : raison de plus de ne pas tarder…

L’éco – citoyen de base étant rarement fortuné (compter environ entre 17 000 et 25 000 € pour une installation < ou égale à 3 Kw), la solution la plus «simple » et la plus adaptée à la situation financière de nombre d’entre nous reste celle de la location de toiture (le producteur n’est pas censé fournir de capital pour financer les travaux, il prête sa toiture et ne récupère d’argent qu’au terme d’une période intermédiaire d’environ 10 ans : le durable suppose un autre rapport au temps…). Comme le précise l’ADEME, Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, «seul le solaire est adapté pour la production d’électricité pour un  particulier raccordé au réseau ».

La démarche proposée ici passe par l’installation par un prestataire privé compétent et qualifié (label QualiPV) sur la toiture du producteur – propriétaire de panneaux solaires photovoltaïques qui transforment directement la lumière en électricité (à ne pas confondre avec les panneaux thermiques dont la seule vocation est de produire de l’eau chaude). Celle – ci est directement réinjectée dans le réseau par l’intermédiaire d’un onduleur qui transforme le courant continu en courant alternatif. La production est établie et arrêtée à l’aide d’un compteur producteur installé en limite de propriété.

Le recours à un intermédiaire dans le cadre de la location de toiture évite au producteur potentiel d’avoir à prendre en charge un certain nombre de démarches administratives qui ont été au demeurant ces dernières années simplifiées à la demande des professionnels.

Le choix du prestataire incombe au producteur dans le cadre d’une offre désormais très concurrentielle. Ne pas hésiter à se renseigner sur la structure pressentie auprès du Syndicat des Energies Renouvelables ou de l’Espace Info Energie le plus proche de son domicile.

Le choix de l’emplacement (qui est fonction de l’ensoleillement), de la puissance (elle est rarement de plus de 3 Kw chez un particulier) est arrêté en lien étroit avec le prestataire retenu.

Celui – ci dépose une « déclaration préalable » à la mairie de la commune d’implantation. Le délai d’instruction de la demande est d’un mois, le temps pour l’administration de vérifier que le projet respect les règles d’urbanisme en vigueur.

Il  appartient  également  au  prestataire  de  solliciter  un  certificat  ouvrant  droit  à  l’obligation d’achat auprès de la DRIRE (Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement), de faire établir un contrat de raccordement et de conclure un contrat de rachat avec le fournisseur d’électricité (EDF ou régie locale).

Le propriétaire exploitant se doit d’être particulièrement vigilant sur un certain nombre de points concernant notamment le raccordement : à quelle distance de l’onduleur se situe le compteur consommateur – à côté duquel le compteur producteur devra être installé, une tranchée sera – t – elle nécessaire ? L’étape du raccordement, semble être la plus longue et la plus susceptible de produire du contentieux.

La question de l’assurance de l’installation doit bien sûr être abordée : elle est à la charge de l’exploitant. L’intégration à la toiture fait de l’installation un élément de cette dernière.

Concernant les tarifs de rachat, il faut désormais se reporter aux textes réglementaires qui ont été publiés au Journal Officiel de la République Française le 5 mars 2011. Un simulateur de calcul est actuellement disponible sur le site de Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Tranports et du Logement.
http://www.developpementdurable.gouv.fr/spip.phppage=simulateurphotovoltaique&etape=0).

Ces nouveaux tarifs varient de fait en fonction du type d’installation et de la puissance installée. Ils vont de 12 à 46,4 centimes d’euros par Kwh. Ils affichent, en moyenne, une diminution de 20 % par rapports aux précédents tarifs. L’enjeu en vaut – il vraiment la peine ? Oui, mais il s’agit d’un investissement durable dont la rentabilité ne devient réelle et effective pour le producteur exploitant qu’après une assez longue période intermédiaire correspondant au remboursement des « frais » d’installation : capital initial avancé par un organisme financier, intérêts et profit réalisé par le prestataire.

  • Les structures qui peuvent vous aider

SER : Syndicat des Energies Renouvelables

Le site regroupe les professionnels de la filière
http://www.enr.fr

ADEME : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie

L’agence publique chargée de promouvoir les énergies renouvelables
http://www2.ademe.fr

QualiPV

Appellation qualité pour les installateurs de systèmes solaires intégrés
http://www.qualit-enr.org/qualipv

MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE, DES TRANSPORTS ET DU LOGEMENT

La question de l’énergie a récemment été rattachée au Ministère de l’Industrie pris en charge par M. Eric Besson
www.developpement-durable.gouv.fr

Enercoop

Fournisseur d’énergie électrique coopératif et écologique, l’alternative aux énergies fossiles et nucléaires
http://www.enercoop.fr

Certaines régions apportent une aide supplémentaire. Chaque conseil régional dispose d’un site internet.

Un conseil de lecture :

  • « Vers une Energie Durable », Daniel Clément, Pierre Papon, Editions
  • « Universcience », Le Pommier, octobre 2010

L’ensemble des textes de ces onglets provient du site https://www.colibris-lemouvement.org